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ichiro
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Cyprès (suite)
En dépit de son air revêche, le cyprès peut être utile pour le parfumeur : il équilibre les notes sucrées, densifie les notes douces et suaves.
Couplé à la lavande, il se fait tendre, complice, produisant un boisé camphré et lavandé, à la fois tonique, floral et épicé, très original. La note de fond est très délicate.
Il épouse très bien le velouté du cèdre, atténuant ses notes miellées, produisant un bois très fin, beaucoup plus sobre, un peu mat et sec comme le cèdre du Texas, et très subtilement floral.
Il s’associe remarquablement à la bergamote, dont il atténue ici aussi les notes miellées, renforçant la densité veloutée de son zest, ce qui produit un bois hespéridé tout en finesse.
Le couplage est tout aussi intéressant avec la note clémentinée de l’opoponax, qu’il stabilise et densifie dans un registre boisé tout en nuances.
C’est cependant avec les touches si angéliques du bois de rose qu’il réussit son mariage le plus heureux, le boisé final, subtilement fumé et délicatement floral, constituant une merveille d’équilibre.
Plus surprenante, enfin, est la conjugaison à la note très sucrée de la myrrhe, produisant une senteur typée de réglisse, à mi-chemin entre l’amer et le sucré, évoluant ensuite vers un boisé un peu goudronné, discrètement sucré, très original.