beaver - Le castor nord-américain

Aucun animal n’a joué, dans l’histoire d’un pays, un rôle comparable à celui du castor Castor canadensis, au Canada. Au début de la colonisation de la partie septentrionale de l’Amérique du Nord, les peaux de castor attirèrent les Européens de plus en plus profondément dans la nature. En 1613, Champlain s’aventura vers l’ouest afin de porter plus loin la traite des peaux, et c’est toujours en quête de la précieuse fourrure que Radisson et Des Groseilliers explorèrent le lac Supérieur et la baie James durant la période 1659 – 1661. En 1670, la Compagnie de la Baie d’Hudson fut créée principalement pour faire le commerce de la fourrure. A partir de 1783, les agents de la Compagnie du Nord-Ouest quittèrent leur bureau principal de Montréal pour obliquer vers les plus lointains avant-postes du pays, toujours avides de peaux de castor. Nous, Canadiens, avons honoré le castor en utilisant son effigie comme symbole national sur nos timbres-poste, notre monnaie et nos emblèmes patriotiques; de plus, des centaines de lacs, de villes, de rivières et de coteaux portent le nom de cet animal remarquable.

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Répartition

Le castor est répandu partout au Canada, vers le nord jusqu’aux embouchures du fleuve Mackenzie et de la rivière Coppermine, qui donnent sur l’océan Arctique. On le rencontre surtout dans les régions boisées, mais aussi en terrain découvert où les cours d’eau sont bordés d’arbres et d’arbustes feuillus. Dans l’Ouest canadien, il vit le long des cours d’eau dans les prairies sèches. Même dans la toundra, il colonise parfois les berges arbustives des cours d’eau qui sont assez profonds pour lui permettre d’entreposer sa nourriture et d’accéder à sa tanière, sous la glace l’hiver.
Dans le reste de l’Amérique du Nord, l’aire de répartition du castor s’étend à tout le sud-ouest de l’Alaska et à la plupart des États au sud du 49e parallèle. Le castor a disparu de certain États américains et de presque tout son ancien territoire du nord du Mexique.

Jusqu’au XIIe siècle, le castor européen Castor fiber habitait l’Angleterre et le pays de Galles, de même que toute l’Eurasie, vers l’est jusqu’aux rives du fleuve Ienisseï, dans le centre de l’ancien empire de la Russie, et vers le sud, jusqu’en Espagne et en Italie. Le rongeur est disparu des îles Britanniques à peu près à cette époque. Au début du XXe siècle, il n’en restait que très peu en Eurasie, puisqu’on n’en trouvait que de petites colonies éparses le long des étendues reculées des rivières boréales de la Finlande et de l’ancienne Union soviétique.
Grâce aux efforts de conservation, l’espèce est désormais répandue en Finlande, en Norvège, en Suède ainsi qu’en Russie et dans les pays limitrophes, et elle est en voie de rétablissement en Allemagne, en France, en Pologne, en Autriche et en Suisse. L’introduction de castors canadiens en Pologne et en Finlande à la fin des années 1920 a provoqué le déplacement de certaines populations de castors indigènes en voie de rétablissement, qui ont ensuite essaimé dans certaines parties du territoire de l’ancienne Union soviétique.

Caractéristiques de l’espèce

Le castor est le plus gros rongeur de l’Amérique du Nord et aussi le plus gros du monde, à l’exception du grand cabiai (cochon d’eau) de l’Amérique du Sud. Un adulte pèse en moyenne de 16 à 32kg. La longueur de l’animal, y compris sa queue de 30cm, peut atteindre 1,3m. Ses ancêtres étaient encore plus grands. Durant le Pléistocène, époque glaciaire des mastodontes et des mammouths, des castors géants habitaient l’Eurasie et l’Amérique du Nord. Du museau au bout de la queue, ils atteignaient tout près de 3m de long et pesaient probablement dans les 360kg.
Trapu et grassouillet, le castor, qui déambule sur la terre ferme, semble ne pas avoir de cou, la rondeur profilée de sa tête se fondant avec celle de son dos. Court sur pattes, il se meut lentement et gauchement. Est-il effrayé qu’il se sauve très vite, en galopant maladroitement; mais s’il lui faut parcourir quelques centaines de mètres, on peut le rattraper à la course.
Dans l’eau, cependant, il est un nageur robuste et gracieux, qui peut atteindre, en état d’alerte, une vitesse de près de 7km/h.
Le castor est bien adapté à son habitat aquatique. Durant la nage, une fine pellicule transparente recouvre ses petits yeux ronds et lui permet de voir aussi bien dans l’eau qu’en dehors. Les narines, petites elles aussi, et les oreilles se ferment pour permettre à l’animal de nager sous l’eau.

La queue du rongeur lui sert aussi bien dans l’eau que sur la terre ferme. Celle d’un gros animal peut mesurer 30cm de longueur, 18cm de largeur et 4cm d’épaisseur. Elle est couverte d’écailles coriaces et de rares poils rugueux.
Sous l’eau, la queue sert de gouvernail à quatre sens. Épaisse, elle est toutefois souple, musclée et puissante. Si le castor plonge de frayeur, on le voit battre l’eau de sa queue, en faisant un bruit pareil à celui d’une détonation, qui avertit ses semblables d’un danger aux environs et sert peut-être à éloigner les prédateurs potentiels.
Sur la terre, la queue du castor lui sert d’appui quand il s’assoit pour ronger un tronc d’arbre, de même qu’elle le tient en équilibre et le supporte lorsqu’il marche sur ses pattes de derrière pour transporter, avec celles de devant, les divers matériaux de construction tels que de la boue, de la pierraille et des branchages.

Les pattes du castor

Ses pattes de derrière, qui portent cinq longs orteils griffus, sont très élargies et parfaitement palmées pour la nage. Dans l’eau, le castor n’utilise que ses pattes de derrière pour se propulser, en s’aidant occasionnellement de sa queue. Quant aux pieds de devant, ils sont petits, non palmés, et les orteils se terminent en de longues griffes acérées, propres à creuser. Ces pattes antérieures sont très mobiles, presque aussi souples que des mains, et permettent au castor de saisir et de transporter des gaules, des cailloux et de la boue, en plus de se livrer à divers travaux complexes de construction.
Le castor utilise aussi ses pattes pour entretenir son pelage. Le deuxième orteil des pattes postérieures est doté de deux griffes superposées, pareilles à de minuscules pinces. Ces griffes spécialisées et les pattes antérieures lui servent à peigner sa fourrure.

L’épaisse fourrure brun foncé du rongeur consiste en une couche de très fin duvet, d’environ 2cm de long et en une toison extérieure de gros poils protecteurs (ou jarres) de 6 à 7cm de long. En peignant et en huilant continuellement son dense pelage, le castor lui conserve son imperméabilité; même après avoir nagé sous l’eau pendant six ou sept minutes, le castor n’est pas trempé jusqu’aux os. L’huile est sécrétée par deux glandes situées près de l’anus; le rongeur peigne et huile son pelage à l’aide de ses pieds antérieurs et postérieurs; il se sert de ses griffes pour enlever les saletés, carder et démêler les poils ainsi que pour extraire de sa fourrure les acariens et autres insectes parasites. Les membres d’une même famille peuvent ainsi passer de longues heures à s’astiquer les uns les autres.

Le castor est aussi pourvu de dents exceptionnelles. Les incisives longues, aiguës et fortes poussent continuellement et sont recouvertes, sur leur face externe, d’une couche d’émail orange foncé. Ainsi, à mesure que l’animal use ses dents à force de frotter les incisives supérieures contre ses incisives inférieures, le bout externe des incisives conserve le tranchant d’un ciseau. Pourvu d’une telle denture, le castor est capable d’abattre de très gros arbres. Il peut clore ses lèvres derrière ses incisives et ronger ainsi les ramilles sous l’eau.

Constructions

Il existe de nombreux mythes au sujet du castor, par exemple, celui qui lui attribue le flair de faire tomber l’arbre dans la direction voulue, à l’instar d’un bûcheron averti. En réalité, une bonne proportion des arbres abattus par le castor vont s’appuyer sur un arbre voisin, puis restent plus ou moins inclinés. Selon d’anciens écrits, le rongeur utilise sa queue en guise de truelle. Or, il n’en est rien, car il se sert de ses pattes antérieures pour édifier ses digues et les chambres de son gîte. Néanmoins, les prouesses du castor sont si impressionnantes qu’en fait, elles dépassent la légende. Le castor est capable d’ériger des constructions étonnantes, mais le milieu joue un rôle déterminant dans le choix de la tâche à entreprendre. La digue, sa construction la plus célèbre, lui permet d’accroître la superficie de son habitat sous-marin, qui lui sera accessible l’hiver; elle est conçue de façon à créer un étang assez profond pour que l’eau ne gèle pas jusqu’au fond, même durant les plus grands froids. L’eau profonde, qu’elle résulte ou non d’une digue de castor, permet d’emmagasiner des provisions pour l’hiver, et l’animal peut ainsi, à longueur d’année, accéder sous l’eau à sa hutte ou à son terrier pour se mettre à l’abri des prédateurs. La construction de digues et d’autres bassins artificiels en aval du courant lui permet d’élargir la superficie de l’étang et de disposer d’un accès plus sûr à une réserve additionnelle de vivres.

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Pour construire sa digue, le castor commence par disposer des branches et des pierres sur le lit du cours d’eau, là où le débit est le plus fort. Il enfonce le gros bout des branches dans le fond boueux, de manière à ancrer les gaules dans la boue. Il dépose des ramilles, des pierres et d’autres matériaux transportables en avant et autour des premières rangées de gaules. Enfin, il enduit la digue de boue afin de la rendre étanche. Il en résulte un ouvrage très stable qui peut résister aussi bien aux fortes pressions d’eau qu’à l’érosion par l’eau courante. On a découvert des digues mesurant jusqu’à 5,5 m de hauteur.
Si l’entretien des digues se fait tout au cours de l’année, l’ajout de la plupart des matériaux a lieu durant les crues. Les ruptures de digues sont plutôt rares sans doute en raison de la régularité quotidienne avec laquelle se font l’inspection et l’entretien.
Une famille de cinq ou six castors peut avoir besoin d’un demi-hectare densément boisé de peupliers pour constituer sa réserve de nourriture hivernale. A mesure qu’ils se sont servis des arbres de la berge, les castors poussent de plus en plus loin leurs travaux de coupe, s’éloignant souvent jusqu’à 125m ou plus de l’étang. Ils abattent des arbres et des arbrisseaux et tracent des pistes pour transporter plus aisément les troncs les plus lourds.

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La construction de canaux pour faciliter le transport est une autre activité étonnante du castor. Ces canaux peuvent s’allonger sur plusieurs centaines de mètres au pied d’un versant de colline boisée. Mesurant souvent 1,5m de largeur et 1m de profondeur, les canaux facilitent le transport des vivres; le castor doit parfois les endiguer pour stabiliser le niveau de l’eau en terrain accidenté, et il lui arrive pour ce faire de détourner des cours d’eau avoisinants vers ses canaux.
A l’instar de nombreux rongeurs, les castors construisent des habitations pour se mettre à l’abri et se protéger des prédateurs. Ces abris sont parfois de simples terriers creusés dans les berges des cours d’eau ou des huttes construites dans un étang ou sur une berge proche. L’aménagement intérieur varie peu : on y trouve une ou plusieurs entrées sous l’eau, une chambre des repas, une pièce étanche qui sert d’aire de repos et un puits d’aération. Les dimensions de la hutte varient selon la taille de la famille, le nombre d’années d’occupation et les fluctuations du niveau de l’eau. Presque toutes mesurent à peu près 5m de diamètre et 2m de hauteur. On a déjà découvert des huttes de 9m de diamètre : elles comptent habituellement plus d’une pièce de séjour.

Les huttes sont fabriquées principalement de gaules et de brindilles entremêlées, de boue et de pierraille, et c’est à même cet ouvrage que sont ensuite aménagées les chambres et les galeries. Au moment du gel, le castor enduit cette charpente de boue, à l’exception du puits d’aération situé au sommet. La boue constitue une sorte de revêtement « bétonné » que nul loup, carcajou ou lynx ne peut briser. Les jours de grand froid, seul un panache d’air en condensation flottant au-dessus de la hutte trahit la présence des castors au logis.
L’automne venu, le castor vivant dans les régions septentrionales se construit aussi une cache qui lui sert de réserve alimentaire en hiver. Cette cache, constituée de ses aliments ligneux préférés, est aménagée à proximité de la hutte ou de la dépression. La plus grande partie des provisions est maintenue sous l’eau par une couche épaisse de petites branches feuillues provenant le plus souvent d’arbres et d’arbustes dédaignés par le castor. Cette couche émerge bien au-dessus de l’eau et forme avec la neige une calotte protectrice étanche, qui prévient le gel des provisions. Il n’est pas rare de découvrir l’hiver certains signes indiquant le passage récent d’un wapiti ou d’un orignal qui, en s’aventurant autour de la cache, a brisé la mince couche de glace qui entoure celle-ci.

Moeurs

Monogame, le castor s’accouple pour la vie. Les petits, en moyenne trois ou quatre par portée, naissent ordinairement en mai ou en juin, au terme d’une période de gestation de 100 jours. À la naissance, les petits ont un pelage bien fourni et une denture déjà bien acérée. Ils sont dotés de la vue et peuvent se déplacer et nager très peu de temps après la naissance, mais ils ne quittent habituellement pas la hutte le premier mois. Les castors peuvent se reproduire dès l’âge de deux ans; les jeunes restent avec leurs parents jusqu’à l’âge de deux ou trois ans, âge auquel ils quittent la colonie par instinct et émigrent le long des cours d’eau ou à travers champs jusqu’au moment où ils s’accouplent à leur tour et se trouvent un emplacement sur lequel édifier leurs propres huttes et digues. De quelques kilomètres seulement, ces migrations peuvent s’étendre sur une distance allant jusqu’à 250km.

Dès les premières gelées de septembre ou d’octobre, le rythme de vie du castor s’accélère à mesure qu’il fait ses provisions pour l’hiver : il ronge et abat des arbres, puis les tronçonne en courtes billes, qu’il tire jusqu’à l’étang pour les entreposer sous l’eau. Tant que dure l’hiver, le castor transporte, de sa réserve à sa chambre des repas, des branchages dont il ronge l’écorce succulente. Le peuplier faux-tremble, le peuplier, le saule et le bouleau sont ses aliments de prédilection pendant cette saison. Le castor sort aussi de sa hutte pour nager sous la glace et arracher les racines et les tiges épaisses de plantes aquatiques telles que le nénuphar blanc et la quenouille. Durant les hivers doux et les jours plus chauds de mars et du début d’avril, les adultes s’aventurent hors de l’eau pour se nourrir des fraîches tiges ligneuses qui croissent le long des berges. Les castors sont alors souvent la proie des loups affamés.

L’hiver, le régime alimentaire du castor se compose de plantes ligneuses, puis, à mesure qu’apparaissent les nouvelles pousses au printemps, de plantes herbacées. L’été venu, le castor se nourrit de graminées, d’herbes, de feuilles des plantes ligneuses, de fruits et de plantes aquatiques.
Le rythme de vie quotidien du castor alterne entre des périodes d’activité et de repos. Très actif à l’aube et au crépuscule, il se repose généralement, le milieu du jour venu, été comme hiver, dans sa hutte.

En dépit de son mode de vie essentiellement aquatique, qui lui assure une excellente protection, le castor demeure un animal vulnérable à plus d’un titre. Il tombe souvent sous les griffes des loups, coyotes, ours, lynx ou carcajous lorsqu’il explore les berges à la recherche de nourriture ou entame ses migrations sur la terre ferme. La loutre est capable de pénétrer sous l’eau dans la hutte du castor et de tuer sa portée; un adulte ou un jeune adulte monte toutefois la garde en permanence. De soudaines fluctuations du niveau de l’eau peuvent aussi forcer l’animal à quitter son logis et affronter les dangers qui le guettent sur la rive.
Menacé, le castor défend chèrement son espace vital. Il fait face à l’agresseur, l’attend, accroupi sur ses pattes de derrière et émet un sifflement ou un grognement aigu avant de s’élancer et chercher à mordre. Il vaut mieux se tenir loin de lui s’il se sent acculé.

Traite des fourrures et conservation du castor

Lorsque la demande du commerce des pelleteries était à son maximum, on vendait aux Européens quelque 200 000 peaux de castor par an, la plupart servant à la fabrication des populaires chapeaux de castor. La pelleterie d’un castor adulte de forte taille pouvait suffire à fabriquer 18 couvre-chefs.
Au début du siècle, le commerce des peaux de castor a périclité, en partie parce que la mode des chapeaux de castor était passée et aussi parce que l’animal lui-même se faisait rare dans toute l’Amérique du Nord. Le castor disparut de plusieurs grandes régions pourtant propices à l’espèce durant presque toute la première moitié du XXe siècle.
Le mouvement pour la conservation des castors débuta à la fin des années trente avec les lettres et les exposés de Grey Owl, un Anglais qui prétendait être d’origine métisse. Il écrivit des histoires passionnées sur l’état déplorable des forêts et de la faune canadiennes, et plus particulièrement du castor. Les gouvernements réagirent en interdisant le piégeage pendant nombre d’années.

Récemment, grâce à la collaboration des trappeurs, les gouvernements fédéral et provinciaux ont mis en vigueur des mesures de conservation de l’espèce. Le castor a été réintroduit dans maintes régions autrefois décimées par les trappeurs. Par suite du repeuplement de certaines régions et de la nouvelle réglementation touchant le piégeage, le nombre de castors a considérablement augmenté au Canada. De fait, une analyse de la structure d’âge des castors dans les années 1980 indiquait que la population était stable et approchait la capacité de charge des habitats disponibles. La réglementation du piégeage varie selon les provinces et les territoires, mais les ventes et les exportations de peaux sont enregistrées à tous les paliers de compétences, ce qui empêche le commerce illégal et aide à connaître l’état de la population de castors.
Dans certaines régions, le problème n’est pas de protéger le castor mais de prévenir tout dommage qu’il pourrait causer aux terres, aux routes et aux plantations d’arbres. L’histoire a montré que le piégeage était une méthode efficace pour limiter la densité de population mais inadéquate pour prévenir les inondations dans les zones urbaines ou agricoles; il faut également utiliser des dispositifs de régularisation des eaux. Un tuyau inséré dans une digue permettra de maintenir l’eau au niveau souhaité, et un grillage en acier fixé au ponceau d’une route à l’aide d’une chaî permettra de le nettoyer périodiquement et d’enlever les débris laissés par les castors. Grâce à ces techniques, le propriétaire foncier pourra continuer à profiter de ses milieux humides sans qu’il soit nécessaire de tuer les castors pour protéger ses récoltes et sa propriété.
Les nombreux castors qui vivent dans les eaux d’amont de nos principaux cours d’eau en stabilisent le débit, préviennent l’érosion de leur lit, créent des étangs favorables à la truite et améliorent l’habitat de plusieurs espèces d’animaux sauvages. Ils sont les plus zélés agents de conservation de la nature et de précieux animaux à fourrure; de plus, ils sont une source de nourriture pour les trappeurs. Ils devraient donc faire l’objet de méticuleux travaux de recherche et d’une réglementation judicieuse.

Ouvrages à consulter

  • Banfield, A.W.F. 1977. Les mammifères du Canada. 2e éd. Musées nationaux du Canada. Les Presses de l’université Laval. Québec (Qc). Pp. 146 – 150.

  • Beaudin, L. et Quintin, M. 1983. Guide des mammifères terrestres du Québec, de l’Ontario et des Maritimes. Éd. du Nomade. Waterloo (Qc).

  • Delaunois, A. 1991. Les mammifères de chez nous. Éd. Héritage inc. Saint-Lambert (Qc). Pp. 88 – 94.

  • Dubois, P. 1992. Le castor, une espèce menaçante? Dans Forêt Conservation. Magazine de l’AFQ et des Clubs 4-H du Québec (Qc). 58(10) : 24 – 27.

  • Duhamel, A. et Gaudreau, L. 1980. Le castor, cet ingénieur de la nature. Dans Forêt Conservation. Magazine de l’AFQ et des Clubs 4-H du Québec. Oct. : 38 – 44.

  • Grey Owl. 1937. Un homme et ses bêtes. Boivin. Paris.

  • Prescott, J. et Richard, P. 1982. Mammifères du Québec et de l’est du Canada. France- Amérique, Montréal (Qc). 1 : 108 – 111.

  • Richard, B. 1980. Les castors. Ballard. Paris.

  • Wooding, F.H. 1984. Les mammifères sauvages du Canada. Éd. Broquet inc. La Prairie (Qc). Pp. 182 – 187.

Page extraite du site www.ec.gc.ca/fenvhome.html

See also The european beaver